___Lorsque l'on est petits, au primaire, en maternelle ou même au collège et que l'on quitte ses amis ; on dit toujours "On se reverra, c'est promis; ça restera toujours comme avant, toujours..." Et puis le temps passe, on se fait de "nouveaux amis", on garde au début le contact avec les "anciens" mais trés rapidement, les nouvelles se font rares. Je vous écris car un soir de mes vacances en Espagne, il y a une semaine à peu près, j'ai pensé à vous. J'ai pensé à mes amis oubliés, à nos souvenirs, à notre amitié... Je n'ai réussi à m'endormir que trés tôt le matin. Je revoyais les moments de joie, de dispute, de chamaillerie, de rire, de bêtise... Je revoyais tous ces moments à vos côtés. Je pense surtout à mes amis du primaire, et ensuite à ceux de Jean Moulin. On s'était promis tant de choses... Et puis ça ne se termine qu'avec de rares conversations. Vides de sens. Alors qu'avant, on avait tellement de choses à se dire. Je pense aussi à toutes les personnes qui ont été à mes côtés lors de mon arrivée à Mongré. Les gens qui m'ont accueillie... Il y a aussi ceux que j'ai connus dans d'autres pays, ou à des endroits fort éloignés de chez moi ; ceux que je n'ai connus qu'un petit instant mais qui, malgré tout, ont laissé leur trace. Mes amis de Châtillon City, ceux que je ne vois presque plus. Tous ces amis lointains, ils sont dans mon coeur. Je veux que vous le sachiez. Je ne vous oublie pas. J'ai de la place pour tout le monde, mais le temps pour peu. Et puis, on continue nos vies, on commence les études... On se perd de vue, laissant derrière nous une amitié sincère ( plus ou moins ). Peut-être la retrouvera-t-on un jour, la vraie amitié d'auparavant. J'ai le coeur plein d'espoir, et les yeux pleins de larmes, quand je repense à vous. Je crois que j'ai écrit ici tout ce que mon coeur m'a dicté. En espérant vous revoir trés bientôt.
Avec toute mon amitié, Carolane.